Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 12:00

Du 17 au 20 novembre, la MEET (Maison des Ecrivains Etrangers et des Traducteurs) de Saint Nazaire organise les neuvièmes rencontres littéraires au LIFE. Les tables rondes, expositions et projections seront consacrées notamment à la mémoire de la guerre en collaboration avec le Centre Culturel André Malraux de Sarajevo, ainsi qu'aux littératures du Cambodge et de Porto Rico. Les rencontres s'achèveront sur la remise des prix Laure-Bataillon attribués à Reinhard Jirgl (Allemagne) pour son roman Renégat, roman du temps nerveux aux éditions Quidam et à Marie-Simone Rollin pour la meilleure traduction.

 

Les guerres en ex-Yougoslavie et au Cambodge occuperont une large part des tables rondes et débat du Meeting avec la présence de nombreux photographes et reporters de guerres (Patrick Chauvel, Enrico Dagnino, Milomir Kovacevic, Laurent van der Stokt) , cinéastes (Roshane Saidnattar, Robin Hunzinger) ou écrivains (Jean Hatfeld) témoins directs de ces conflits. Le jeudi 17 aura le vernissage de l'exposition sur Sarajevo qui se tient depuis début novembre à la Galerie des Franciscains.

 

En parallèle, lors de sept tables rondes, des écrivains français et étrangers de tous horizons évoqueront et débatteront ensemble du thème du Meeting : la mémoire juste. Sont notamment invités : Tahar Bekri, Khaled Osman, Anna Kim, Maylis de Kérangal, Edgardo Rodriguez Julia, Jerôme Ferrari, Yigit Bener, Pierre Michon, Sylvie Germain...

 

 

SELECTION

 

 

18/11, La littérature portoricaine contemporaine, LIFE, 15h

18/11, Dialogue avec Tahar Bekri et Khaled Osman, LIFE, 16h45

18/11, Table ronde (Anna Kim, Maylis de Kérangal, Edgardo Rodriguez Julia), LIFE, 19h

18/11, Concert et lectures, LIFE, 21h

 

19/11, La littérature cambodgienne contemporaine, LIFE, 14h30

 

20/11, Ecrire à Saint Nazaire, LIFE, 15h30

20/11, Projection du Sommeil d'or de Davy Chou, LIFE, 19h

 

WEB

 

Programme Meeting n°9, la mémoire juste : link

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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 09:49

2008, Florent Marchet cosigne le projet Frère Animal avec Arnaud Cathrine, Valérie Leulliot et Nicolas Martel. Roman musical rejeté par Barclay, la maison de disque de Florent Marchet, finalement publié chez Verticales, la maison d'édition d'Arnaud Cathrine. Révélation. Longue tournée. Album juste, sensible et intelligent sur le monde de l'entreprise. Sujet rare en musique. Les titres/chapitres évoquent le quotidien de Thibaut, salarié aliéné de la compagnie de culbutos SINOC, tableaux acides de l'existence soumise au cynisme et à la cruauté d'un système impitoyable. Le titre phare éponyme, "Frère Animal", reprend, avec humour, tous les éléments de langage capitaliste issu des théories de management comme autant de gimmicks a-priori vides de sens qui diffusent insidieusement l'idéologie morale et culpabilisante des discours économiques dominants aujourd'hui.

 

 

 

 

 

2010, Courchevel. Album solo. Salué par la critique. Etude de classe douce-amère et intimiste. Loin des miaulements narcissiques, de la molle ironie et de la morale conformiste qui caractérisent une belle part de la (nouvelle) chanson française. Courchevel. Station huppée et bourgeoise, poste d'observation privilégié pour le chanteur qui explore au fil des morceaux : l'adulescence, la vie à deux, la nostalgie d'une enfance 70's, la famille parfaite rongée par l'hypocrise et les secrets... Pull Jacquart et petite moustache, Florent Marchet est le dandy pop qui interroge tout en classe et en finesse les codes, les travers et les frustrations d'une bourgeoisie qui s'ennuie mais qui impose ses conventions.

 

“J’ai observé la bourgeoisie comme on peut le faire quand on vient d’une middle-class. Mes parents n’étaient pas du tout là-dedans, j’ai des racines paysannes. Je me suis toujours senti un peu boueux, un peu sale. J’avais ce complexe des petits face aux puissants. Je sentais que c’était la bourgeoisie qui menait le monde et imposait une sorte de discipline sociale, ce qu’il fallait faire ou non. J’avais très peur d’être inadapté, de ne pas connaître le règlement intérieur.” F. Marchet, les Inrocks, février 2011

 

2011, Florent Marchet est en concert au LIFE de Saint Nazaire le 22 novembre. à suivre...

 

ALBUMS

 

2004, Gargilesse, Barclay

2007, Rio Baril, Barclay

2008, Frère Animal, Verticales

2010, Courchevel, Pias

2011, Noël's songs, Nodiva

 

WEB

 

Florent Marchet : link

Frère Animal : link

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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 17:34

« Venu à Saint-Nazaire pour les Escales, j’ai eu un coup de cœur pour cette ville, son histoire, son atmosphère, son ambiance, sa culture… j’ai décidé que ce serait là que j’installerai ma bouquinerie », Ludovic Riou, bouquiniste

 

Ouverte en septembre 2010, la bouquinerie Aux idées larges est le coup de coeur "librairies" de la rentrée. Crise oblige et fermeture du déjà regretté Forum République, la bouquinerie apparaît aujourd'hui comme le dernier endroit sympathique où se procurer romans et essais dans le centre ville de Saint Nazaire. Le stock est considérable, ecclectique, encyclopédique même. Tout ce qu'on y cherche y est, difficile de faire mieux. Des livres du sol au plafond répartis dans 3 salles. Question budget, l'adresse est imbattable. Des poches de 2 à 5 euros, des brochés autour de 10 euros. Reprise et échange possibles. Une belle collection en Histoire et sciences humaines. Des beaux livres de photos. Quelques perles vintages. Il y en a pour tous les goûts : littérature française et étrangère, policiers, beaux-arts, voyages, régionalisme… tous les domaines sont présentés.

 

« Je suis le passeur entre les personnes qui ne veulent plus conserver leurs ouvrages et celles qui souhaitent en acquérir pour un prix modique. J’aimerai faire de cet endroit un lieu d’échanges et de rencontres entre les gens. »

 

Sélection

 

Marguerite Duras, Les Petits chevaux de Tarquinia, Folio Gallimard, 2€

Marguerite Duras, La Maladie de la mort, Editions de Minuit, 10€

Jacques Le Goff, Pour un autre Moyen Âge, Tel Gallimard, 6€

Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, livre illustré, Delagrave, 1974, 8€

 

Infos

 

Aux idées larges

40 rue Jean Jaurès à St-Nazaire

  • du mardi au vendredi de 12 à 19 h
  • le samedi de 10 à 13 h et de 14 à 19 h
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 11:18

Deux expos sont à voir cet automne. La première, Le tombeau d'Archimède de Raphaël Zarka, se tient au Grand Café, la seconde présente une sélection des travaux de l'artiste Kraanika au Beach Art Center.

 

Plasticien reconnu, ancien beaux-ardeux, prix de la Fondation Ricard en 2008, Raphaël Zarka s'inspire des formes et de la rigueur de la géométrie pour concevoir des oeuvres qui s'inscrivent en profondeur dans l'Histoire des arts. Classique et minimaliste comme un paradoxe qui matérialiserait l'esprit de ses travaux. Archimède, Euclide, De Vinci, Dürer ou la Renaissance italienne sont  invoqués dans la réalisation de structures qui reprennent, détourent et réinventent un élément, un concept, une architecture, un détail formel présents dans les différentes réalisations de ces génies passés. La première salle illustre parfaitement cette médiation artistique voulue par Zarka entre ses oeuvres et des références savantes. Entre totems abstraits et pièces de charpentes réassemblées, les six Prismatiques explorent l'esthétique  formelle des modules architecturaux et les potentialités d'un matériau brut et commun, la poutre de chêne. Ces polyèdres massifs sont accompagnés de six images, trois portraits de savants, une planche de travail extraite d'un ouvrage de mathématicien et deux photographies, l'une d'un autel conçu par Goethe et l'autre représentant l'hypothétique tombeau d'Archimède en Sicile. Ces six reproductions donnent à l'ensemble de l'installation une poésie, une nostalgie même, nécessaire pour comprendre et atténuer la rigueur et l'austérité des sculptures de bois. Le reste des oeuvres en deuxième salle et à l'étage semblent moins saisissantes. Elles reprennent des éléments d'architecture réels comme la reprise d'une cheminée anglaise du XVIe siècle en double hélice, Le Cénotaphe d'Archimède, ou fictifs avec la série de maquettes, répliques épurées de salles ou de mobiliers peints sur des toiles renaissantes. Ces deux projets pourraient demeurer trop froids et sévères pour véritablement faire écho chez un visiteur insensible à un formalisme trop radical.

 

Raphaël Zarka, Le tombeau d'Archimède

Le Grand Café

Du 8 octobre au 31 décembre 2011

 

Galerie Michel Rein : link

 

 

 

http://a10.idata.over-blog.com/500x375/2/54/36/98/Dddddddddd/kraanika9.jpg

En dehors des cadres institutionnels de l'art contemporain, le Beach Art Center met en lumière les productions en marge, souvent obscures et fantastiques comme le prouve les oeuvres de Kraanika exposées jusqu'au 27 novembre dans la petite galerie du Building. L'expo rassemble scultures et photographies, univers noir et blanc, objets et clichés venus d'un futur déshumanisé. Au-delà des sculptures et recompositions photographiques, la série d'autoportraits, N/U, témoignent des potentialités esthétiques du corps. L'artiste mis à nu, débarrasé des extensions biomécaniques présentes dans le reste de ses créations plastiques ou digitales, nous expose sa vulnérabilité face à la brutalité d'un environnement hostile contre lequel le corps humain n'offre aucune protection et qui exacerbe les réactions sensitives, émotionnelles ou psychologique (froid, peur, colère, tristesse, dépression). Une vision sombre et cérébrale des fantasmes hardtek de l'artiste.

 

Portfolio : link

 

Kraanika

Beach Art Center

Du 24 septembre au 27 novembre

Par Karveelt - Publié dans : Art - Expos - Communauté : Art contemporain
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 21:18

Rentrée 2011. Et voilà le blog qui repart. Réabonnements par-ci par-là, décryptages minucieux des programmes théâtraux, des calendrier des expos sans oublier les sorties littéraires, découvertes en tout genre et lieux où il fait bon perdre du temps. Remise en route tranquille, sans précipitation et surtout sans attente particulière. Etat idéal pour appréhender chefs-d'oeuvre et navets de l'année à venir.

 

Première soirée. Premier raté. Début abrupte mais justifié. Wonderful World. Après avoir lamentablement oublié de me rendre à la "soirée" Bérénice, j'étais tout à fait excité (certes, c'est un peu fort), plutôt curieux et malgré tout enthousiaste à l'idée d'assister à Wonderful World  mis en scène par Nathalie Béasse. Le pitch :  5 hommes s'échappent en courant d'un lieu inconnu pour, semble-t-il, s'extirper de carcans existentiels : le travail, la vie moderne, une aliénation quelconque, une catastrophe... Les clichés habituels. Les 5 hommes se réunissent autour d'une table, des tensions naissent. A partir de là, la pièce se structure autour de différents tableaux scéniques qui se succèdent laborieusement et conçus à partir de thèmes (difficiles à déterminer), de fragments de textes, d'instants chorégraphiques.Très vite, le projet déçoit. On ne comprend pas le jeu des acteurs, ce qu'ils font là, leur(s) rôle(s), l'intrigue est absolument inexistante, il n'y a aucun fil conducteur, aucune trame, aucune progression, aucune tension dramatique, les scènes "comiques" sont grossières et vues cent fois comme cette scène où un homme (Etienne Fague) face à l'indifférence générale d'un groupe d'hommes qui discutent se déshabille et retourne à un état préhistorique mais le décalage attendu tombe à plat tant il est artificiel et mal construit. Tout semble à la fois alambiqué et simpliste, les concepts et trouvailles scéniques sont collés les uns aux autres, mal ajustés, les influences sont (trop) visibles entre ambiance lynchéenne, épopée dantesque, grosse farce et performance contemporaine. Malgré un début très beau (la course des 5 hommes) et une musique parfaite, les acteurs ne trouvent pas leur place, la scénographie est déséquilibrée et maladroite, les poses manquent de naturels. Le monologue tiré de Richard III de Shakespeare mis en relief par un tableau épique est l'unique scène franchement réussie de la pièce. Inversement, les références christiques (Chemin de croix et Cène) confinent au ridicule et la parabole morale sur le bon ordre de la Nature est une totale caricature... Les réactions en sortie de salle ont rapidement fait apparaître les déceptions des spectateurs face à un projet prétentieux, vide et sans originalité.

 

Wonderful World

Mise en scène : Nathalie Béasse

Comédiens : Etienne Fague, Karim Fatihi, Pep Garrigues, Erik Gerken, Stéphane Imbert

Durée : 1h15

 

LIFE

Saint-Nazaire

4 novembre / 19h30

Par Karveelt - Publié dans : Scène/Ciné - Communauté : blog culture
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En quelques mots...

  • : Karveelt in Wonderland
  • : 12/10/2009
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